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    4/19/2009

    Akaroa et les dauphins d'Hector

    En 1770, James Cook découvre la péninsule de Banks qu'il nomme ainsi en l'honneur de son botaniste, Joseph Banks. Il est persuadé d'avoir découvert une île; erreur compréhensible lorsqu'on voit l’eau qui entoure la majeure partie de celle-ci !

    En 1830, les Anglais intensifient leur présence en Nouvelle-Zélande et y développent le troc avec les populations maories.

    En 1838, Jean-François Langlois, 29 ans, né à La Luzerne près de Saint-Lo, est commandant d'un baleinier lorsqu'il met l'ancre pour la première fois à Akaroa. Il y passe l'hiver, pêchant des baleines au large de la côte.

    A cette époque, il n'y a pas encore de colonie française dans le Pacifique. Soixante baleiniers font régulièrement la traversée entre la France et la Nouvelle Zélande pour se livrer à cette pêche lucrative. L'Ile du Nord est déjà bien peuplée de colons britanniques, et une annexion de la Nouvelle Zélande semble être imminente. Il faut agir vite si l'Ile du Sud doit devenir Française. Langlois pense qu'Akaroa ferait une excellente base, et commence à établir un projet d'annexion l'Ile du Sud pour le compte de la France. Avant de rentrer en France, Langlois obtient les signatures de douze chefs Maori, de la tribu Ngai Tahu.

    En mai 1839, Langlois vend la terre de la Péninsule de Banks à un groupe d'hommes d'affaires de Nantes et de Bordeaux. Le Gouvernement, séduit par le projet, verse une subvention permettant la création de la Compagnie Nanto-Bordelaise, et met à disposition un bateau pour le transport des colons accompagné d'un navire de guerre. L'objectif affiché est alors d'annexer l'Ile du Sud sans provoquer les Britanniques, déjà bien installés dans l'Ile du Nord.

    Un groupe de colons quitte Rochefort en Mai 1840, sur le bateau "Comte de Paris", sous le commandement de Langlois. Cependant, peu de temps avant le départ de France du "Comte de Paris", les Britanniques signent, le 6 février 1840, le traité de Waitangi avec les Chefs Maoris. Un bateau de guerre britannique met immédiatement le cap sur Akaroa pour y hisser l'Union Jack. Les Chefs Maoris de l'Ile du Sud signent à leur tour le Traité le 30 mai 1840.

    Les Français, ignorant tout des événements récents, découvrent en y revenant que le petit village est devenu britannique. Qu'à celà ne tienne, ils s'installent à Akaroa comme prévu, mais au lieu d'une grande Ile du Sud française, il n'y a qu'un petit bourg de soixante colons !!!

    Il y a aujourd'hui environ 500 habitants à Akaroa et tous les ans, en octobre, a lieu la French Fest.

    Nous avons eu le bonheur lors de notre passage là-bas de voir quelques spécimens de dauphins d'Hector, les plus petits représentants de leur espèce, avec une longueur moyenne d'un mètre vingt. Leur poids varie de
    50 à 60 kgs et ils se nourissent de petits poissons et de calmars. On les trouve dans les eaux côtières de la Nouvelle Zélande, à moins d'un km  de la côte, et moins de 300 m de profondeur.


    Causerie avec Franck Monnet

    Il y a quelques semaines, nous avons eu le bonheur d'accueillir Franck MONNET lors de notre émission hebdomadaire "L'Espace Français" sur Access Radio 783 AM.

    Une rencontre exceptionnelle avec un homme exceptionnel.

    Franck Monnet sort son premier album, "Playa", en 1998. Suivront "Embellie", "Au grand jour" et Malidor". Il compose aussi pour Vanessa Paradis (entre autres, trois titres sur l'album "Divinydille"), Tryo ou Alain Chamfort et collabore avec Matthieu Chédid et Arthur H...

    Nous avons fait la connaissance de Franck Monnet par l'intermédiaire de Mike, un de nos amis néo-zélandais. Une petite soirée autour d'un barbecue, un excellent saumon fumé au feu de bois, quelques verres d'un délicieux sauvignon blanc et l'idée naissait d'une émission de radio en direct avec Franck.

    Dans le studio, décontraction et humour de rigueur, 45 minutes de franche rigolade et de sensibilité. Et puis soudain, Franck nous demande : "Je peux chanter un truc avec ma guitare ?". Bonne idée, immédiatement suivie... Et là, le grand frisson ! La voix de Franck est chaude, envoûtante; dès les premiers accords de sa guitare magique, Arlette et moi nous regardons, bluffés. Les poils se dressent sur nos bras. Nous sommes subjugués !!!

    Quand Franck termine son morceau, il nous faut quelques instants pour redescendre sur Terre tant nous sommes sous le charme. Ces 45 minutes ont passé à la vitesse de l'éclair. On aime Franck Monnet pour son talent, évidemment, mais surtout pour sa gentillesse, sa grande sensibilté, son humour, sa discrétion, sa grande modestie et quelques autres qualités qu'il nous reste à découvrir !


    4/5/2009

    Le retour du Français Volant

    Ca y est, la saison 2009 de rugby a commencé pour Yann. De début avril à fin août, entraînements le lundi soir et le samedi matin à 08h30 et un match tous les samedi matin. Plus tard dans l'année, Yann jouera en plus dans une "Rep team" qui rassemble les meilleurs joueurs du Club pour une tranche d'âge donnée, multipliant d'autant entraînements et rencontres...

    Cette année, il joue à Wellington West : http://www.westsrugby.org.nz/index.php, dans les "Under 10", les 9-10 ans pesant plus de 35 kilos.

    Au fil des matchs, Yann s'est taillé une solide réputation sur les terrains de Wellington et de la région et il a gagné deux surnoms, deux noms de guerre :

    - "The Flying Frenchman" (le Français Volant), faisant référence à sa vitesse et à sa façon de mettre en quelques fractions de secondes une grande distance entre ses adversaires et lui !

    - "Little Rokocoko" (prononcer Rokossoko), en référence au fameux All Black Joe Rokocoko et à sa couleur de peau...
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Joe_Rokocoko
    ou
    http://www.lequipe.fr/Rugby/RugbyFicheJoueur2500000000004640.html

    A la fin de sa première saison de rugby, Yann avait marqué environ 90 essais sur les 160 que son équipe avait comptabilisé. Il avait reçu à l'occasion le trophée du Meilleur Joueur de l'année des mains de Alama Iieremia, ancien All Black de 1994 à 2000 :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Alama_Ieremia



    Cette année, il commence fort avec 3 essais sur 7 pendant son premier match et 6 essais sur 10 pendant le deuxième !!!

    Juste avant la saison, il a reçu une lettre de Richie McCaw, le Capitaine des All Blacks, pour l'encourager pour les mois à venir ! Yann fait partie des "espoirs" du rugby NZ et ses qualités sur le terrain sont unanimement reconnues : vitesse, nombre d'essais marqués, comportement, esprit d'équipe, fair-play avec les joueurs adverses. A la fin de chaque match, les joueurs viennent le féliciter, ainsi que les parents, les spectateurs ou les entraîneurs des autres équipes qui voudraient le récupérer... Tout le monde essaie de nous faire rester en Nouvelle-Zélande pour permettre à Yann de continuer une carrière qui leur semble prometteuse. Certains vont même jusqu'à nous proposer un travail pour nous aider à nous décider !!! Mais bon, on n'en est pas encore là !!!!

    En tout cas, Yann adore le rugby et il se donne à fond, comme dans tous les sports qu'il pratique. La Nouvelle-Zélande est un pays où la majorité des enfants pratique une ou plusieurs activité physique. Le sport est valorisé et c'est très bien comme ça. Il n'y a pas d'enfants avec des exemptions de sport à l'école; ce serait une honte pour eux...
    9/13/2008

    Castle Point

    En cours d'écriture... Revenez dans quelques jours !

    9/6/2008

    Masterton

    A un peu plus de 50 kilomètres de Wellington, la ville de Masterton rassemble chaque année des milliers d'ovins pour les célèbres "Golden Shears", les Ciseaux d'Or, concours très apprécié de tonte de moutons...

    www.goldenshears.co.nz

    Mais Masterton abrite également un très vivant Musée de l'Aviation ainsi que les hangars de Peter Jackson. De nombreux avions anciens trônent ici et on dit que le célèbre cinéaste fait fabriquer dans ses ateliers les rpliques de bombardiers de la Deuxième Guerre Mondiale qui seront utilisés dans une de ses prochaines super-productions : "Dam Busters"...
    8/31/2008

    Greytown

    Il y a quelque temps, nous avons profité d'un weekend ensoleillé pour aller visiter Greytown avec Jean-Paul, un collègue en mission dans le coin.

    La ville d'un peu plus de 2000 âmes tire son nom du Gouverneur Sir George Grey; elle a été fondée en 1854.

    Son hôpital public, que l'on peut encore visiter dans son état originel dans le petit village historique des premiers colons, date de 1875.

    A la même époque, les habitants du bourg réclament une jonction au réseau ferroviaire naissant en Nouvelle-Zélande. La ligne est finalement ouverte en 1880 et sonne le glas des "bus" tirés par des chevaux. Elle relie Greytown à la ligne existant entre Featherston et Masterton, dans la vallée vinicole de la Wairarapa.

    A Greytown, on peut trouver une chocolaterie traditionnelle, probablement la meilleure du pays. Chocolats au poivre noir, au gingembre, mais aussi au wasabi.... Tout y est succulent. Gourmands s'abstenir !

    Greytown, appelée également Te Hupenui, devient le siège du Parlement maori dès 1888. Le Papawai Marae, qui comprend le Hikurangi (maison où se réunissaient alors les parlementaires) a été rénové en 1980. Il est encore utilisé aujourd'hui par la communauté.

    6/28/2008

    Le facteur sonne toujours trois fois

    Depuis que nous sommes en Nouvelle-Zélande, nous avons souvent remarqué des boîtes aux lettres originales sur le bord des routes; nous avons décidé de nous arrêter désormais pour les prendre en photo...

    5/11/2008

    16 mars, anniversaire de Yann

    Cette année encore, l'anniversaire de Yann aura été une belle fête : plein d'amis, du soleil et plein de cadeaux. Il a été gâté par ses petits camarades et l'après-midi s'est déroulée tranquillement entre les jeux à l'extérieur, le gâteau et les boissons, les concours de chant et de danse et la cérémonie d'ouverture des paquets. Bref, que des bons souvenirs !
    3/7/2008

    La vallée perdue et les chevaux sauvages

    Au lendemain de notre inoubliable soirée à la ferme d'Herbert et de ses filles Sarah et Jo la chasseuse de possums, Herbert nous avait dit que si on aimait marcher, il y avait une superbe ballade à faire. Un coin qu'aucun guide touristique ne mentionne...

    Herbert nous indique le chemin : "Vous remontez la rivière jusqu'au bout. Même si vous avez l'impression que c'est long, qu'il n'y a rien à voir, continuez de marcher. Quand vous arriverez à l'endroit dont je vous parle, vous saurez tout-de-suite que c'est là; il vous suffira d'ouvrir les yeux et d'admirer !"

    Avec une promesse comme ça, nous voilà partis sac au dos pour une bien mystérieuse promenade. Comme Herbert nous l'a conseillé, nous marchons en gardant la rivière à main droite. Sur les bords du chemin, de magnifiques fleurs et plein d'arbres que nous ne connaissons pas. C'est un régal pour les yeux et pour l'odorat.

    Nous marchons, marchons, jetant de temps en temps un coup d'oeil à la rivière en contrebas; et soudain, à un détour de chemin, c'était là ! Là, devant nous, un spectacle grandiose : nous débouchions sur un cirque naturel avec une falaise de plusieurs centaines de mètres qui surplombait des reliefs plus doux à l'herbe verdoyante. Dans un coin de ce fond de vallée, une cascade cachée, un petit torrent et des roseaux.

    Quand on a découvert ce panorama, on a eu l'impression d'avoir fait soudain un voyage dans le temps, l'impression de nous retrouver en pleine préhistoire. Avec un peu d'imagination, on pouvait presque voir un groupe de chasseurs magdaléniens acculer un troupeau de mammouths au pied de la falaise... Il faut dire que le cadre se prête plutôt bien à ce genre de rêve éveillé !

    Nous restons là, bouche-bée, l'émotion nous prend à la gorge devant une telle beauté naturelle. Des hennissements nous font tourner la tête : quelques chevaux sauvages galopent à flanc de colline. Je me mets à penser au
    cheval de Prjevalski... toujours la préhistoire ! Nous essayons de les approcher, sans succès. Dès que nous sommes à une cinquantaine de mètres, ils fuient. Nous appliquons donc la méthode des chasseurs de mammouths (vous vous souvenez, ceux qu'on a vus tout-à-l'heure) et nous faisons un immense détour au fond de la vallée pour venir nous mettre contre le vent. Et là, nous réussissons à force de patience à approcher à moins de dix mètres. Mais pas plus. Même si ils ne nous sentent pas, ils nous voient !

    Nous avons bien du mal à nous arracher à ce spectacle et sur le chemin du retour, chacun reste étrangement silencieux...


    Jo et le Possum

    Chez Herbert (voir "A la ferme chez Herbert"), il y avait plein de monde, et notamment Jo, une de ses deux filles, âgée de 25 ans.

    Cette jolie demoiselle exerce un métier peu banal : chasseuse d'oppossums... Je vous entends déjà : "Quelle horreur ! Chasser ces pauvres petits animaux sans défense !"

    Sauf qu'en Nouvelle-Zélande, ces petits rongeurs sont une véritable catastrophe écologique. Voilà ce que nous dit Monsieur Wikipédia sur les possums :


    "L'opossum est considéré en Nouvelle-Zélande comme un animal très nuisible et sa chasse est un sport national : tout Néo-Zélandais qui se respecte se doit de tuer le plus d'opossums possible.

    Les opossums sont des prédateurs redoutables pour la faune et la flore natives néo-zélandaises. Ils mangent les œufs des oiseaux et lorsqu'ils marquent leur territoire, ils blessent souvent à mort les jeunes arbres natifs à croissance très lente.

    Des peluches « scratched possum » sont à vendre en Nouvelle-Zélande (depuis les années 1990), représentant un opossum aplati avec une trace de pneu."

    Jo va chasser en Porsche cabriolet sur les pistes de la campagne kiwi... Et elle gagne bien sa vie : environ 120 à 160 NZ$ par bête, ce qui fait grosso modo 70 de nos Eurosdollars. La fourrure de possum est très recherchée et devient hors de prix. Jo a recueilli un bébé qu'elle traîne partout. Comme l'animal appartient à la famille des marsupiaux, les petits restent normalement dans la poche de sa mère pendant de nombreux mois et n'en sortent que pour s'accrocher à la fourrure de celle-ci qui les transporte sur son dos.

    Mais notre possum n'a plus de maman, et c'est Jo qui est devenue la mère de substitution; le bébé passe le plus clair de son temps dans un magnifique bonnet tricoté en laine rose ou sur la tête de Jo. On a assisté au repas de la bestiole, c'était rigolo comme tout.

    Trève de discussions, allez voir l'album-photo; vous nous direz si ça ne vous donne pas envie d'en avoir un à la maison...


    3/2/2008

    A la ferme chez Bruce

    Encore un moment de bonheur...

    Nous cherchions un endroit où dormir lors de notre périple sur la SH 43; après notre halte pittoresque à Whangamomona, nous avons quitté la route à hauteur de Tahora, nous engageant à l'est sur Raekohua Road, une petite piste. Au bout de quelques kilomètres, à une patte d'oie, nous prenons à gauche en direction de Tangarakau. Nous découvrons une vision étrange : une barrière recouverte sur plus de 50 mètres par des peaux de porcs en train de sécher ! Bizarre, les gens dans le coin !

    Enfin, nous arrivons à la ferme de Bruce et Rae Herbert ! Bruce est en train de réparer le moteur d'une voiture avec Mike, un ami Maori. Nous sommes accueillis par ses filles Jo et Sarah. Comme d'habitude, les sourires nous font vite oublier la fatigue de la route.

    On nous installe dans une minuscule cabane en bois, non sans nous avoir précisé que nous étions cordialement invités à dîner avec la famille. Une rapide douche sous un très mince filet d'eau pour cause de rupture de canalisation d'eau dans l'après-midi et nous retrouvons tout le monde sur la terrasse de la maison de Bruce.

    "Help yourself !"

    Les bières et les boissons sont dans l'un des frigos d'un autre âge qui trônent à l'extérieur de la maison; les discussions vont bon train et les sujets abordés sont variés. Tout le monde s'intéresse à notre histoire et nous demande de raconter le Cameroun, l'Afrique, la France...

    La nuit tombée, nous passons à table. Toute la famille a participé à la préparation du repas et ça sent bon dans la maison ! Une table immense a été dressée et nous attend. Une fois tout le monde installé, Bruce entame une courte prière à notre attention et bénit notre présence en formant le voeu que notre voyage dans la région se déroule bien. Le buffet est royal et nous avons bien de la peine à le terminer tellement les plats sont abondants !

    Nous repassons ensuite sur la terrasse pour une veillée inoubliable. On nous distribue des couvertures et les discussions continuent. Vers minuit, Mike, l'ami maori de la famille prend une guitare à la demande générale et nous offre un concert de chansons traditionnelles maories et néo-zélandaises qui résonnent encore à nos oreilles.

    C'était beau !

    Tiens, allez écouter un extrait de ce que nous a chanté Mike : Mike chante
    Pour revenir au blog, cliquez sur la flèche "retour en arrière"...






    Le moulin de Foxton

    Foxton est une petite ville de la côte ouest, à une centaine de kilomètres de Wellington.

    Deux curiosités nous ont incité à nous y arrêter un jour en revenant de week-end : son moulin et les fresques qui ornent les murs de ses maisons.

    Le moulin, "De Molen" est un projet qui prend naissance en 1990 et qui voit son achèvement en 2003. De Molen est l'exacte réplique d'un moulin hollandais du XVIIème siècle et fonctionne parfaitement. Seules les ailes sont modernes et ressemblent à de gigantesques ailes d'avion. On y moud du blé et la farine est vendue dans la boutique du rez-de-chaussée.

    Nous avons visité le moulin qui est très impressionnant. Des escaliers à la pente raide vous emmènent jusqu'au 4ème étage de l'édifice et rester sur la terrasse à regarder les ailes passer vous donne une idée de la force que donne le vent aux mécanismes de bois et aux meules de pierre qui broient le blé, ou le maïs, pour les transformer en farine...

    Vous pouvez visiter le site de De Molen pour plus de précisions historiques et techniques : Le moulin de Foxton

    Les fresques qui ornent les murs de la ville valent également le détour. vous en avez un petit aperçu dans la section "Albums photos" de ce blog.


    2/9/2008

    State Highway 43

    Profitant d'un week-end prolongé, nous avons fait un petit périple dans le nord-ouest.

    Du Mont Taranaki (2518m, également appelé Mont Egmont) en passant par la SH43 puis en longeant le Whanganui National Park, nous avons suivi la "Heritage Trail", traversant au passage la Tangarakau Gorge en direction de l'est où nous avons finalement approché les deux volcans du Tongariro National Park : le Mont Ruapehu (2797m) et le Mont Ngauruhoe (2291m). Les deux dernières éruptions du Ruapehu ont eu lieu en 2006 et 2007.

    Nous avons laissé derrière nous la zone volcanique pour redescendre vers le sud par la State Highway 4.

    Ce week-end a été riche en émotions de toutes sortes. Partis de Wellington à la nuit tombée, nous nous arrêtons vers 1h30 du matin aux abords de la petite ville de Kakaramea et dormons dans la voiture. Au petit matin, nous nous réveillons avec vue imprenable sur le Mont Taranaki que nous envisageons un moment de gravir. Le sommet du volcan qui était complètement dégagé à 07h30 se retrouve emprisonné en moins d'une heure dans un nuage persistant. Nous passons donc notre chemin.

    Nous nous arrêtons à proximité de Statford pour visiter le village des pionniers de Taranaki. Il est trop tôt et nous ne pouvons malheureusement que prendre des photos de loin.

    Nous décidons alors de bifurquer sur la State Highway 43 (surnommée également "la route du monde oublié"), longue de plus de 150 kilomètres, qui traverse la forêt native et de somptueuses gorges. Sur le parcours, une vingtaine de curiosités que nous visiterons systématiquement. Nous n'oublions pas de faire le plein avant de nous engager sur ce territoire plein d'histoires fabuleuses car il n'y aura plus de station essence jusqu'au bout.

    A Douglas, nous faisons la connaissance de JH 23, une jument câline (voir autre article dans le blog).

    Nous traversons la forêt de Te Wera en longeant le torrent Mangaotuku. Arrêt dans la petite République indépendante de Whangamomona où nous achetons nos passeports (voir article "Deux terroristes"). Les 40 habitants de Whangamomona ont tous l'air fort sympathiques et le café y est excellent.

    Après cette courte pause, nous nous engageons sur une piste de 20 kilomètres à flanc de montagne, accessible uniquement en 4x4. L'état de la piste est tel que nous devons régulièrement nous arrêter pour inspecter les passages délicats avant de nous lancer, en espérant que ça passe ! Nous traversons deux tunnels  tellement étroits que je suis obligé de rabattre les rétroviseurs pour ne pas toucher sur les côtés. Petit pique-nique dans une clairière, mini-sieste, et on reprend la piste dans l'autre sens. A mi-chemin, on arrête le  4x4 pour descendre à pied sur le bord de la rivière. Nous jetons nos vêtements et plongeons dans une eau étonamment chaude pour un torrent de montagne.

    Nous rejoignons de nouveau la route bitumée à Whangamomona et remontons vers le nord jusqu'à Tahora. La fin de la journée approche et il est temps de nous engager sur la piste de Raekohua qui nous mènera à Tangarakau où nous avons choisi de passer la nuit.

    A suivre...


    2/6/2008

    JH 23

    Nous avons fait un stop dans le village de Douglas, sur la State Highway 43, au Nord-Ouest de l'île du Nord pour aller découvrir des vestiges des colons anglais. Nous avons découvert un vieux four à briques menaçant de s'écrouler. Et dans l'enclos entourant le four, nous avons fait la connaissance de JH 23, une magnifique jument qui a galopé vers nous lorsque j'ai fait claquer mes doigts et ma langue.

    Nous avons passé un bon moment à caresser son poil super doux et elle a posé sa tête sur mon épaule. Il n'y avait pas moyen de la quitter, elle n'arrêtait pas de venir coller ses naseaux sur mon visage et de souffler doucement.

    Lorsque nous nous sommes enfin décidés à partir, JH 23 (c'est le numéro qui était tatoué sur sa robe) est restée cachée derrière un buisson, le regard triste...

    C'était encore un de ces moments magiques comme on en vit beaucoup en Nouvelle-Zélande.
    8/4/2007

    Le fermier, le poney de berger carnivore et nous !

    Il y a quelques semaines de celà, nous avions décidé de partir explorer la région de la Whanganui River (prononcer Fanganui), à environ 200 kms au nord-ouest de Wellington. N'ayant pas réservé de chambres à l'avance, nous appelons successivement tous les Bed and Breakfast que nous avions repérés dans nos guides... Rien à faire, tout est complet partout... Qu'à cela ne tienne, nous continuons notre route en nous disant qu'on verra bien sur place !

    Petite pause-café dans une église transformée en café-magasindesouvenirs-restaurant. Super mignon, décoré et restauré avec goût, l'endroit est agréable. Ca sentait tellement bon dans la cuisine qu'on a craqué pour de solides petit-déjeuners à la kiwi avec oeufs, bacon, tomates et autres réserves d'énergie !

    Entre Sanson et Bulls, sur la State Highway 3, nous faisons une deuxième halte pour visiter en vitesse le Musée de la NZRAF, l'armée de l'air du pays. Petit musée, mais intéressant; Yann et Jean-Louis étaient dans leur domaine !!!

    En remontant plus loin vers le nord, nous arrivons à Wanganui (cette fois, on prononce Vanganui !), petite ville traversée par la Whanganui River qui se jette à cet endroit-là dans la mer de Tasman. La différence d'orthographe entre le nom de la ville et celui de la rivière vient certainement d'une erreur de traduction du maori en pakeha.

    Après avoir grimpé une diabolique colline qui vous coupe les pattes, nous avons gravi les escaliers de la Memorial Tower, haute de 33 mètres. Celle-ci surplombe Wanganui et le panorama y est superbe.

    En fin d'après-midi, nous nous sommes remis en route en quittant Wanganui par la route n°4, bifurquant dans les gorges de la Whanganui River. La nuit commençait à tomber, nous nous sommes donc mis à la recherche d'un endroit où dormir. Nous passons Parikino et Atene Pa. Malheureusement, le Bed and Breakfast qu'on avait sélectionné vers Koriniti Pa était vide; personne à la maison... On attend une demi-heure. Rien. En désespoir de cause, on décide de repartir vers la ville quand on rencontre sur le bord de la route un paysan.

    Il nous dit que si on veut, il peut nous héberger à la bonne franquette dans sa ferme. La bonne aubaine ! Ce pays est vraiment béni ! C'est incroyable, ici, les gens vous accueillent sans se poser de questions. On s'installe donc à 5 dans le salon de la ferme de Kevin Marshal, sur des matelas ou directement sur le sol. Kevin met du bois dans la cheminée et nous demande si on sait faire la cuisine. La réponse étant "Oui !", il disparaît et revient quelques minutes plus tard avec la moitié d'un agneau. Kevin élève entre autres activités des moutons.

    On rapporte de la voiture les quelques fruits et légumes achetés sur le bord de la route et tout le monde participe à la popote. On n'a jamais mangé d'agneau aussi bon que celui-là ! Kevin nous sort une glace de son congélateur, un petit café pour se réchauffer et hop! On s'enroule dans les duvets et les couvertures, alignés comme des sardines dans le salon, avec la douce chaleur du feu de bois. On était élégants, engoncés dans nos polaires et la tête sous le bonnet !

    Au petit matin, pas de Kevin dans la maison. On explore donc la ferme et on admire le brouillard se lever sur la Whanganui River qui coule en contrebas de la ferme. Un peu plus tard, Kevin arrive avec son pick-up auquel est attelée une remorque remplie de moutons bien dodus. Il est accueilli par un de ses 6 ou 7 chiens et par un poney surgi de nulle part qui vient renifler les moutons qui sautent de la remorque! Quelle n'est pas notre surprise de voir le poney se comporter comme un chien de berger, forçant les moutons à aller dans un champ proche de la ferme. Il galope d'un côté, de l'autre, et pince de temps en temps l'arrière-train d'un mouton un peu plus lent que les autres... Kevin fait quelques aller-retours et débarque à chaque fois une vingtaine de pelotes de laine sur pattes que le poney mordille joyeusement. Il faut le voir pour le croire !

    Le temps est malheureusement venu de nous séparer de Kevin et son poney de berger pour continuer notre route. On ne repart pas les mains vides... On a bien du mal à caser dans le 4x4 tout ce qu'il nous donne : un agneau, des oranges, des figues et tout un tas de bonnes choses à manger. Sans doute avait-il peur qu'on meure de faim en chemin !

    On s'arrête 2 minutes plus tard pour visiter le Marae du village (maison commune où se rassemblent les Maoris) et l'église attenante au Marae. Là, on a l'occasion d'admirer l'architecture et les sculptures qui ornent les bâtiments.

    Longeant la magnifique rivière sur une route tantôt bitumée, tantôt en gravier ou roulant sur des pistes parfois étroites et boueuses, nous traversons les villages de Matahiwi, Ranana,  Jerusalem (!) et London (!!); à Pipiriki, nous faisons une courte pause "chocolat chaud aux marshmallows" pour continuer sur Mangaeturoa et enfin reprendre la route n°4 vers le sud-est à la hauteur de Tohunga Junction. Sur cette portion, nous longeons le versant sud du Mont Ruapehu, volcan actif haut de 2797 mètres, situé au milieu du Tongariro National Park.

    Sur le bord de la route, trois maoris nous font signe; on s'arrête, tout le monde débarque du 4x4 et nous voilà une fois de plus magnifiquement accueillis. Sans façon, on nous propose des steaks de cerf cuits au barbecue et des saucisses. La conversation s'engage avec ces éleveurs au coeur d'or. Ils nous proposent de revenir chez eux quand on voudra; ils se chargeront de nous emmener découvrir leur région en quad. Derrière le baraquement où nous nous trouvons, il y a le golf du coin, utilisé principalement par les fermiers des environs. Il y a des golfs partout dans ce pays et ça ne coûte rien. Ceux qui jouent ici ont des vestes de gauchos en cuir et des bottes de caoutchouc crottées, mais ils ont leur sac de clubs accroché à l'épaule !!!

    De retour à Wellington, nous n'avons pas cessé de reparler du poney de berger carnivore fou et de la gentillesse de Kevin, notre hôte du week-end.







    11/19/2006

    La Terre tremble

    Le 15 septembre 2006, nous passons notre première nuit dans la maison. Il est aux environs de 23h30. Yann dort dans son lit et Arlette et moi sommes couchés par terre, sur la moquette de notre chambre. Arlette vient de s'endormir et moi, je regarde les arbres par la fenêtre, puisque je n'ai pas de moutons à compter pour trouver le sommeil... D'un seul coup, je sens des coups et des secousses; je me dis : "Quand même, Yann exagère de sauter comme ça dans sa chambre; il est devenu fou !". Je m'apprête déjà à l'engueuler quand je réalise que c'est la maison qui commence à trembler. Je vois le sol bouger dans tous les sens; mon regard se reporte en direction de la fenêtre et je n'arrive pas à attraper un point fixe. Tout se déplace ! Je comprends très vite de quoi il s'agit et je réveille Arlette qui commençait déjà à sortir du coma. Elle avait bien senti qu'il se passait quelque chose mais dans son premier sommeil, elle n'a pas tout perçu... Elle me dit  "Oh, t'as vu ? Un tremblement de terre. c'est rigolo non ?" Sauf que moi, ça ne me fait pas rire... Mais alors, pas du tout ! Comme j'étais bien réveillé, j'ai eu le temps de réaliser et je sens l'angoisse qui me prend aux tripes. Le plus impressionnant, ce n'était même pas les secousses, mais le bruit. C'est le bruit qui m'a fait réaliser que c'était un tremblement de terre. Un bruit sourd et infiniment puissant, qui monte de loin, très loin en-dessous et qui m'a mis mal à l'aise...
    Celui-là, c'était notre premier : à 40kms de Wellington et 50 kms de profondeur, 5.0 sur l'échelle de Richter...
    http://magma.geonet.org.nz/maps/app?service=direct/0/Home/$DirectLink&sp=S2625245g
    Cette nuit, à 03h38, on  a eu droit à 5.5 et je ne dormais pas non plus...
    http://www.geonet.org.nz/x2654849g_l.html
    On se prépare pour le "Big One", celui qui doit arriver bientôt ! On a une caisse à l'extérieur de la maison avec de l'eau et des vivres pour trois jours, des allumettes, des bougies, des lampes, une radio, des couvertures de survie... Chacun a sa lampe de poche dans la maison et on s'entraîne à trouver notre chemin vers la sortie dans le noir complet !!! Ici, tout le monde prend ça très au sérieux, on est en plein sur la jointure entre la plaque océanique et celle du Pacifique et on a droit à quelques centaines de petites secousses par an !
    Sous mon bureau, j'ai mon casque de chantier et une trousse de survie, comme tous les Néo-Zélandais.