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6/28/2008

Le facteur sonne toujours trois fois

Depuis que nous sommes en Nouvelle-Zélande, nous avons souvent remarqué des boîtes aux lettres originales sur le bord des routes; nous avons décidé de nous arrêter désormais pour les prendre en photo...

6/1/2008

Soweto Gospel Choir

Hier soir, Yann et moi sommes allés assister au concert du Soweto Gospel Choir. Un seul mot : sublime !

Difficile de décrire en quelques lignes ces deux heures de spectacle de grande qualité; difficile d'exprimer par quelques mots les frissons ressentis à l'écoute de ces chants religieux en zulu, en sotho ou en anglais.

Toutes les vibrations, toutes les couleurs de l'Afrique nous ont fait rêver. J'ai vu plusieurs personnes pleurer en écoutant la chorale; moi-même, je n'y ai pas échappé. Même sans être croyant, on se laisse aller à penser que de telles voix ne peuvent être qu'inspirées par quelque chose de vraiment puissant...

Si ce groupe passe dans votre région, surtout, ne laissez pas filer l'occasion, allez-y !

Chants traditionnels zoulous, danses de la pointe sud de l'Afrique, quelques touches humoristiques, des percussions et des guitares fantastiques, une interprétation "divine" de "Amazing Grace", un final en trois reprises public debout et en transes, un "When the Saints" magistral pour clore le concert...

Bref, deux heures sur une autre planète. Peut-être même un avant-goût du Paradis !

Yann était subjugué : "On dirait que ça a le goût de l'Afrique" ou encore "La femme qui est la plus jolie, c'est celle qui est un peu grasse au milieu. Elle ressemble à Maman Louise, ma grand-mère".

Voilà !

Un petit aperçu musical sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=1ARqdsZjB5g&feature=related

Leur site internet (pour commander leur CD !): http://www.sowetogospelchoir.com/






5/17/2008

Rugby Junior

La saison de rugby a recommencé pour Yann depuis quelques semaines, interrompue par deux semaines de vacances dans le nord de la Nouvelle-Zélande. Cette année, il est en "Under 9" : position fixe sur le terrain, mêlées sans poussée, tackles, essais non transformés. Chaque essai fait marquer 5 points à l'équipe. Deux entraînements et un match par semaine. Footing, pompes, musculation adaptée à leur âge, étirements, techniques et tactiques de jeu, c'est presque comme les grands. Les deux entraîneurs ne les ménagent pas...

Yann occupe la position de "second five" ce qui est l'équivalent de notre demi d'ouverture. Il peut également jouer arrière ou ailier.

Aujourd'hui, c'était le premier match de l'année et l'équipe a remporté avec un score sans appel : 95-0 avec un total de 19 essais.

Yann n'a pas fait mentir son titre de "Most valuable player 2007" (90 essais marqués la saison dernière sur les 189 marqués par son équipe) : 6 des 19 essais du jour sont à inscrire à son actif !

Le "Flying Frenchman" est de retour !!!
5/11/2008

16 mars, anniversaire de Yann

Cette année encore, l'anniversaire de Yann aura été une belle fête : plein d'amis, du soleil et plein de cadeaux. Il a été gâté par ses petits camarades et l'après-midi s'est déroulée tranquillement entre les jeux à l'extérieur, le gâteau et les boissons, les concours de chant et de danse et la cérémonie d'ouverture des paquets. Bref, que des bons souvenirs !
3/7/2008

La vallée perdue et les chevaux sauvages

Au lendemain de notre inoubliable soirée à la ferme d'Herbert et de ses filles Sarah et Jo la chasseuse de possums, Herbert nous avait dit que si on aimait marcher, il y avait une superbe ballade à faire. Un coin qu'aucun guide touristique ne mentionne...

Herbert nous indique le chemin : "Vous remontez la rivière jusqu'au bout. Même si vous avez l'impression que c'est long, qu'il n'y a rien à voir, continuez de marcher. Quand vous arriverez à l'endroit dont je vous parle, vous saurez tout-de-suite que c'est là; il vous suffira d'ouvrir les yeux et d'admirer !"

Avec une promesse comme ça, nous voilà partis sac au dos pour une bien mystérieuse promenade. Comme Herbert nous l'a conseillé, nous marchons en gardant la rivière à main droite. Sur les bords du chemin, de magnifiques fleurs et plein d'arbres que nous ne connaissons pas. C'est un régal pour les yeux et pour l'odorat.

Nous marchons, marchons, jetant de temps en temps un coup d'oeil à la rivière en contrebas; et soudain, à un détour de chemin, c'était là ! Là, devant nous, un spectacle grandiose : nous débouchions sur un cirque naturel avec une falaise de plusieurs centaines de mètres qui surplombait des reliefs plus doux à l'herbe verdoyante. Dans un coin de ce fond de vallée, une cascade cachée, un petit torrent et des roseaux.

Quand on a découvert ce panorama, on a eu l'impression d'avoir fait soudain un voyage dans le temps, l'impression de nous retrouver en pleine préhistoire. Avec un peu d'imagination, on pouvait presque voir un groupe de chasseurs magdaléniens acculer un troupeau de mammouths au pied de la falaise... Il faut dire que le cadre se prête plutôt bien à ce genre de rêve éveillé !

Nous restons là, bouche-bée, l'émotion nous prend à la gorge devant une telle beauté naturelle. Des hennissements nous font tourner la tête : quelques chevaux sauvages galopent à flanc de colline. Je me mets à penser au
cheval de Prjevalski... toujours la préhistoire ! Nous essayons de les approcher, sans succès. Dès que nous sommes à une cinquantaine de mètres, ils fuient. Nous appliquons donc la méthode des chasseurs de mammouths (vous vous souvenez, ceux qu'on a vus tout-à-l'heure) et nous faisons un immense détour au fond de la vallée pour venir nous mettre contre le vent. Et là, nous réussissons à force de patience à approcher à moins de dix mètres. Mais pas plus. Même si ils ne nous sentent pas, ils nous voient !

Nous avons bien du mal à nous arracher à ce spectacle et sur le chemin du retour, chacun reste étrangement silencieux...


Jo et le Possum

Chez Herbert (voir "A la ferme chez Herbert"), il y avait plein de monde, et notamment Jo, une de ses deux filles, âgée de 25 ans.

Cette jolie demoiselle exerce un métier peu banal : chasseuse d'oppossums... Je vous entends déjà : "Quelle horreur ! Chasser ces pauvres petits animaux sans défense !"

Sauf qu'en Nouvelle-Zélande, ces petits rongeurs sont une véritable catastrophe écologique. Voilà ce que nous dit Monsieur Wikipédia sur les possums :


"L'opossum est considéré en Nouvelle-Zélande comme un animal très nuisible et sa chasse est un sport national : tout Néo-Zélandais qui se respecte se doit de tuer le plus d'opossums possible.

Les opossums sont des prédateurs redoutables pour la faune et la flore natives néo-zélandaises. Ils mangent les œufs des oiseaux et lorsqu'ils marquent leur territoire, ils blessent souvent à mort les jeunes arbres natifs à croissance très lente.

Des peluches « scratched possum » sont à vendre en Nouvelle-Zélande (depuis les années 1990), représentant un opossum aplati avec une trace de pneu."

Jo va chasser en Porsche cabriolet sur les pistes de la campagne kiwi... Et elle gagne bien sa vie : environ 120 à 160 NZ$ par bête, ce qui fait grosso modo 70 de nos Eurosdollars. La fourrure de possum est très recherchée et devient hors de prix. Jo a recueilli un bébé qu'elle traîne partout. Comme l'animal appartient à la famille des marsupiaux, les petits restent normalement dans la poche de sa mère pendant de nombreux mois et n'en sortent que pour s'accrocher à la fourrure de celle-ci qui les transporte sur son dos.

Mais notre possum n'a plus de maman, et c'est Jo qui est devenue la mère de substitution; le bébé passe le plus clair de son temps dans un magnifique bonnet tricoté en laine rose ou sur la tête de Jo. On a assisté au repas de la bestiole, c'était rigolo comme tout.

Trève de discussions, allez voir l'album-photo; vous nous direz si ça ne vous donne pas envie d'en avoir un à la maison...


La Cigale et l'Araignée




La Cigale  ayant chanté
Tout l'été

Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue:
Pas un seul petit morceau
De kiwi ou d'agneau.
.

Elle alla crier famine
Chez Arlette sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.

Arlette  est généreuse:
C'est là son caractère afro.
Que faisiez-vous au temps chaud?
Dit-elle à cette emprunteuse.

Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez? j'en suis fort aise:
Eh bien! Dansez avec l'Araignée maintenant.




3/2/2008

A la ferme chez Bruce

Encore un moment de bonheur...

Nous cherchions un endroit où dormir lors de notre périple sur la SH 43; après notre halte pittoresque à Whangamomona, nous avons quitté la route à hauteur de Tahora, nous engageant à l'est sur Raekohua Road, une petite piste. Au bout de quelques kilomètres, à une patte d'oie, nous prenons à gauche en direction de Tangarakau. Nous découvrons une vision étrange : une barrière recouverte sur plus de 50 mètres par des peaux de porcs en train de sécher ! Bizarre, les gens dans le coin !

Enfin, nous arrivons à la ferme de Bruce et Rae Herbert ! Bruce est en train de réparer le moteur d'une voiture avec Mike, un ami Maori. Nous sommes accueillis par ses filles Jo et Sarah. Comme d'habitude, les sourires nous font vite oublier la fatigue de la route.

On nous installe dans une minuscule cabane en bois, non sans nous avoir précisé que nous étions cordialement invités à dîner avec la famille. Une rapide douche sous un très mince filet d'eau pour cause de rupture de canalisation d'eau dans l'après-midi et nous retrouvons tout le monde sur la terrasse de la maison de Bruce.

"Help yourself !"

Les bières et les boissons sont dans l'un des frigos d'un autre âge qui trônent à l'extérieur de la maison; les discussions vont bon train et les sujets abordés sont variés. Tout le monde s'intéresse à notre histoire et nous demande de raconter le Cameroun, l'Afrique, la France...

La nuit tombée, nous passons à table. Toute la famille a participé à la préparation du repas et ça sent bon dans la maison ! Une table immense a été dressée et nous attend. Une fois tout le monde installé, Bruce entame une courte prière à notre attention et bénit notre présence en formant le voeu que notre voyage dans la région se déroule bien. Le buffet est royal et nous avons bien de la peine à le terminer tellement les plats sont abondants !

Nous repassons ensuite sur la terrasse pour une veillée inoubliable. On nous distribue des couvertures et les discussions continuent. Vers minuit, Mike, l'ami maori de la famille prend une guitare à la demande générale et nous offre un concert de chansons traditionnelles maories et néo-zélandaises qui résonnent encore à nos oreilles.

C'était beau !

Tiens, allez écouter un extrait de ce que nous a chanté Mike : Mike sings
Pour revenir au blog, cliquez sur la flèche "retour en arrière"...





Le deuxième Noël de Yann

A son retour de vacances début février, Yann a eu droit à un deuxième Noël en nouvelle-Zélande. Les paquets vite ouverts ont révélé de nombreux trésors. Parmi ceux-ci, des boîtes de Lego... Valeur sûre et amusement garanti !

Un petit volcan à observer, une voiture radio-commandée, des livres, des jeux de société, une superbe fête !

Juste après avoir ouvert ses cadeaux, Yann est parti en courant dans le jardin derrière la maison et a crié en regardant le ciel : "Merci Père-Noël !!!" Et pour faire bonne mesure, comme la Nouvelle-Zélande est anglophone, il a également hurlé un retentissant "Thank you Santa Claus !!!", pour être sûr que le vieil homme au manteau rouge l'entende bien !

Le moulin de Foxton

Foxton est une petite ville de la côte ouest, à une centaine de kilomètres de Wellington.

Deux curiosités nous ont incité à nous y arrêter un jour en revenant de week-end : son moulin et les fresques qui ornent les murs de ses maisons.

Le moulin, "De Molen" est un projet qui prend naissance en 1990 et qui voit son achèvement en 2003. De Molen est l'exacte réplique d'un moulin hollandais du XVIIème siècle et fonctionne parfaitement. Seules les ailes sont modernes et ressemblent à de gigantesques ailes d'avion. On y moud du blé et la farine est vendue dans la boutique du rez-de-chaussée.

Nous avons visité le moulin qui est très impressionnant. Des escaliers à la pente raide vous emmènent jusqu'au 4ème étage de l'édifice et rester sur la terrasse à regarder les ailes passer vous donne une idée de la force que donne le vent aux mécanismes de bois et aux meules de pierre qui broient le blé, ou le maïs, pour les transformer en farine...

Vous pouvez visiter le site de De Molen pour plus de précisions historiques et techniques : Le moulin de Foxton

Les fresques qui ornent les murs de la ville valent également le détour. vous en avez un petit aperçu dans la section "Albums photos" de ce blog.


2/10/2008

Barry, le Mongrel Mob devenu sculpteur

Il y a trois semaines, en revenant de week-end, nous traversions la petite ville de Foxton quand je remarquai une maison toute en couleur sur le bord de la route. Sur la terrasse, un Maori en train d'arroser une sculpture en forme de totem... Il n'en fallait pas plus pour piquer notre curiosité et, une marche arrière plus tard, nous étions au portail de la petite propriété.

Barry nous y accueille avec le sourire et un brin de curiosité; nous lui demandons si il est l'auteur des sculptures et si il peut nous expliquer comment il les fabrique. Il est heureux de nous parler de son art et le hasard nous place une fois de plus sur le chemin d'un personnage hors du commun !

Il y a une trentaine d'années, Barry faisait partie des Mongrel Mob, un gang extrêmement violent fondé à Hastings et dont les membres portent sur le dos un bulldog coiffé d'un casque allemand. Les couleurs du gang sont principalement le rouge et le noir, son principal adversaire les "Black Power". En 2007 les Mongrel Mob ont fait une fois de plus les gros titres des journaux en tuant accidentellement Jhia Harmony Te Tua, une fillette de deux ans, lors d'un règlement de comptes qui visait son père, "patched member" des Black Power.

Originaire de la région de Taupo où il est interdit de séjour à cause de ses activités passées, Barry a pendant un temps vécu en Australie où une partie de sa famille avait émigré. Ayant eu quelques "ennuis" avec la justice au pays des kangourous, il revient dans la maison familiale de Foxton pour s'apercevoir que, le croyant disparu, famille et voisins se sont appropriés une partie du terrain sur lequel est construite sa maison !!! Evidemment, il ne peut plus retourner en Australie et n'a plus revu les membres de sa famille depuis plusieurs années.

Barry n'a ni téléphone ni électricité et vit avec ses deux énormes chiens. Alors que la femelle n'était encore qu'un jeune chiot, elle est tombée de la benne de son pick-up, encore attachée à sa laisse et Barry l'a traînée derrière la voiture pendant plusieurs kilomètres avant de s'apercevoir de l'horreur. Elle s'en est tirée et Barry l'a portée dans ses bras pendant plus de trois mois car elle ne pouvait plus marcher.

Il s'est maintenant reconverti dans la sculpture et réalise ses oeuvres dans des troncs de fougères arborescentes. Il nous a longuement expliqué de quelle façon il taille le bois, l'arrosant pendant des jours pour qu'il durcisse. C'était tellement passionnant que nous lui avons commandé un totem, lui laissant le libre choix du sujet.

Nous sommes retournés le chercher aujourd'hui. C'est un magnifique guerrier maori portant les mêmes cheveux tressés qu'Arlette; il tient entre les mains un "mere", arme de guerre faite en bois et ressemblant à un fer de hache. C'est une sorte de casse-têtes. Il tire la langue, posture traditionnelle du "haka" destinée à effrayer l'ennemi. Il fait bien deux mètres de haut et doit peser une centaine de kilos. On en a bavé pour le sortir de la voiture à 4 et pour le transporter à l'arrière de notre maison sur laquelle il veille désormais.

Avant qu'on ne parte de chez lui, Barry a tenu à nous offrir les 5 kilos de pommes de terre qu'il venait "d'acheter" dans le champ d'un paysan... Barry nous a également beaucoup parlé de la culture et de l'histoire du peuple maori.

2/9/2008

State Highway 43

Profitant d'un week-end prolongé, nous avons fait un petit périple dans le nord-ouest.

Du Mont Taranaki (2518m, également appelé Mont Egmont) en passant par la SH43 puis en longeant le Whanganui National Park, nous avons suivi la "Heritage Trail", traversant au passage la Tangarakau Gorge en direction de l'est où nous avons finalement approché les deux volcans du Tongariro National Park : le Mont Ruapehu (2797m) et le Mont Ngauruhoe (2291m). Les deux dernières éruptions du Ruapehu ont eu lieu en 2006 et 2007.

Nous avons laissé derrière nous la zone volcanique pour redescendre vers le sud par la State Highway 4.

Ce week-end a été riche en émotions de toutes sortes. Partis de Wellington à la nuit tombée, nous nous arrêtons vers 1h30 du matin aux abords de la petite ville de Kakaramea et dormons dans la voiture. Au petit matin, nous nous réveillons avec vue imprenable sur le Mont Taranaki que nous envisageons un moment de gravir. Le sommet du volcan qui était complètement dégagé à 07h30 se retrouve emprisonné en moins d'une heure dans un nuage persistant. Nous passons donc notre chemin.

Nous nous arrêtons à proximité de Statford pour visiter le village des pionniers de Taranaki. Il est trop tôt et nous ne pouvons malheureusement que prendre des photos de loin.

Nous décidons alors de bifurquer sur la State Highway 43 (surnommée également "la route du monde oublié"), longue de plus de 150 kilomètres, qui traverse la forêt native et de somptueuses gorges. Sur le parcours, une vingtaine de curiosités que nous visiterons systématiquement. Nous n'oublions pas de faire le plein avant de nous engager sur ce territoire plein d'histoires fabuleuses car il n'y aura plus de station essence jusqu'au bout.

A Douglas, nous faisons la connaissance de JH 23, une jument câline (voir autre article dans le blog).

Nous traversons la forêt de Te Wera en longeant le torrent Mangaotuku. Arrêt dans la petite République indépendante de Whangamomona où nous achetons nos passeports (voir article "Deux terroristes"). Les 40 habitants de Whangamomona ont tous l'air fort sympathiques et le café y est excellent.

Après cette courte pause, nous nous engageons sur une piste de 20 kilomètres à flanc de montagne, accessible uniquement en 4x4. L'état de la piste est tel que nous devons régulièrement nous arrêter pour inspecter les passages délicats avant de nous lancer, en espérant que ça passe ! Nous traversons deux tunnels  tellement étroits que je suis obligé de rabattre les rétroviseurs pour ne pas toucher sur les côtés. Petit pique-nique dans une clairière, mini-sieste, et on reprend la piste dans l'autre sens. A mi-chemin, on arrête le  4x4 pour descendre à pied sur le bord de la rivière. Nous jetons nos vêtements et plongeons dans une eau étonamment chaude pour un torrent de montagne.

Nous rejoignons de nouveau la route bitumée à Whangamomona et remontons vers le nord jusqu'à Tahora. La fin de la journée approche et il est temps de nous engager sur la piste de Raekohua qui nous mènera à Tangarakau où nous avons choisi de passer la nuit.

A suivre...


2/7/2008

Deux terroristes arrêtés à Wellington

Deux terroristes porteurs de passeports de la République indépendante de Whangamomona ont été arrêtés à Wellington, cunnus seulement sours leurs initiales: JLD et AB (voir photos de l'arrestation dans la rubrique "albums-photos). Si vous les reconnaissez, faites-le nous savoir. On craint un second Rainbow Warrior dans le pays.

Le hameau de Whangamomona, qu'il est très facile de rater tellement il est petit, s'est forgé il y a quelques années une histoire digne d'un célèbre petit village gaulois qui résiste encore et toujours à l'envahisseur...

En 1989, alors que le district de Manawatu-Wanganui veut absorber le village de Whangamomona, les 40 habitants de celui-ci, opposés à l'idée de quitter le district de Taranaki, proclament la création de la République indépendante de Whangamomona. Ils élisent un président qui fait son premier discours assis sur un trône de paille.

Chaque année, on commémore l'évènement, avec au programme des festivités : courses de moutons et de cochons, lancer de bottes en caoutchouc, concours de maniement du fouet et de dépiautage d'opossum...



2/6/2008

JH 23

Nous avons fait un stop dans le village de Douglas, sur la State Highway 43, au Nord-Ouest de l'île du Nord pour aller découvrir des vestiges des colons anglais. Nous avons découvert un vieux four à briques menaçant de s'écrouler. Et dans l'enclos entourant le four, nous avons fait la connaissance de JH 23, une magnifique jument qui a galopé vers nous lorsque j'ai fait claquer mes doigts et ma langue.

Nous avons passé un bon moment à caresser son poil super doux et elle a posé sa tête sur mon épaule. Il n'y avait pas moyen de la quitter, elle n'arrêtait pas de venir coller ses naseaux sur mon visage et de souffler doucement.

Lorsque nous nous sommes enfin décidés à partir, JH 23 (c'est le numéro qui était tatoué sur sa robe) est restée cachée derrière un buisson, le regard triste...

C'était encore un de ces moments magiques comme on en vit beaucoup en Nouvelle-Zélande.
2/4/2008

Le barbecue

Ils sont fous ces Haut-Savoyards ! Ces coquins d'Anaïs et Olivier nous ont offert un barbecue de compétition. Ils sont malades... Donc, depuis quelques jours, on barbecute tous les soirs dans notre petit jardin, entre amis, et c'est bien agréable.

Le barbecue, c'est une grande tradition kiwi et voilà qu'on va pouvoir organiser des soirées d'enfer, à faire pâlir tous les Marquis de Rome et surtout nos voisins de Wellington...

Merci Anaïs et Olivier, vous êtes des vrais Nordos (private joke).
1/13/2008

Les Hells Angels sont gentils

Encore une illustration de la gentillesse des Kiwis, si c'était nécessaire...

A l'une des nombreuses fêtes d'école organisées à Wellington, nous avons eu la surprise de voir un stand tenu par... des Bikers ! En France, en les voyant, avec leurs blousons noirs, leurs casques allemands de la dernière guerre mondiale sur la tête et leurs faces de bandits, on aurait plutôt tendance à changer de trottoir !

Mais ici, tout est différent; ils sont intégrés aux activités, au même titre que n'importe qui d'autre dans la société néo-zélandaise. A la fête de l'école de Mardsen, ils proposaient aux enfants de faire un tour sur leurs Harley Davidson rutilantes.

Yann a donc profité de l'occasion pour enfourcher une énorme moto, conduite de main de maître par un non moins énorme motard. Equipé de son casque et mis en selle par un biker, on a vu disparaître l'étrange équipage pour ne le voir réapparaître que quelques minutes plus tard.

Yann était radieux, comme vous pouvez l'imaginer !
1/5/2008

Dave, un homme qui a du coeur

La Nouvelle-Zélande est un pays fantastique, on n'arrête pas de vous le dire. Mais il y a quelque chose d'encore plus magique que ces îles lointaines : les Néo-Zélandais !

Les Kiwis nous surprennent chaque jour par leur bonté.

Je gare ma voiture tous les jours dans un parking à proximité de mon boulot; un soir, à 18 heures, pas moyen de démarrer... J'avais laissé les phares toute la journée, plus de batterie... Ce n'était vraiment pas le bon jour pour ça : badminton à 19.00 et une invitation pour un anniversaire à 20.00. Gasp ! Je cours voir le gardien du parking à qui j'explique la situation; il me prête une batterie de secours. Je remonte sur le toit, là où j'ai garé mon 4x4 le matin, je branche la batterie sur la mienne, pas de résultat...

Je dévale les étages en courant direction le rez-de-chaussée où je retrouve Dave, le gardien du parking, en train de donner un cours de respiration abdominale à une jeune joggeuse de passage. Il me donne les clés de sa voiture en me disant : "Tiens, essaie de démarrer en branchant des câbles sur la batterie de ma voiture !" Ce que je m'empresse de faire... Je monte dans cette voiture qui me fait penser immédiatement à celles qu'on voyait dans les séries des années 70-80, style "Starsky et Hutch". Je manoeuvre pour me placer en face de mon Toyota, j'ouvre les capots et me mets à chercher les câbles de démarrage... Rien !!! Même pas le début d'un soupçon de morceau de câble !

Arghhhh !!! Je regarde ma montre et je m'aperçois que je suis déjà considérablement à la bourre !

Je referme tout, je redescends garer la voiture de Dave et retourne le voir. Je lui rends poliment ses clés et je lui dis : "Ecoute, ce n'est pas grave. Là, je n'ai plus le temps; je vais prendre  un bus ou un taxi pour rentrer à la maison et pour aller à mes deux activités de la soirée et demain, quand il fera jour, je reviendrai m'occuper de mon 4x4."

Dave me répond : "Mais non, certainement pas ! Il est hors de question que tu prennes un taxi ! Je ne te laisse pas partir comme ça !"

Je lui réponds que ça ne me cause aucun problème.

Dave me dit : "Non, non non ! Tiens ! Prends les clés de ma voiture ! Tu la gardes aussi longtemps que tu en as besoin; un jour, deux jours, trois jours, peu importe. Quand tu as fini avec, reviens la garer dans le parking et donnes les clés au gardien qui sera de service ce jour-là."

Je suis tellement abasourdi par la proposition que je bégaie un timide et quasi inaudible : "Mais... et toi, comment tu vas faire pour rentrer chez toi ?"

Dave me répond : "Ne t'inquiètes pas, je me débrouille !"

Je remercie Dave 2.875 fois d'affilée et me sauve à la maison. Je récupère Arlette en vitesse. Arrivés dans la rue, elle me demande où j'ai garé la voiture et s'étonne de me voir me diriger vers cette pièce de collection qu'est la Toyota de Dave. Je lui explique en ouvrant la porte. On part au badminton; moqueries des personnes avec qui on joue, évidemment...

On récupère ensuite Anaïs et Olivier pour les emmener à l'anniversaire auquel nous sommes conviés. Mêmes commentaires moqueurs...

Vers deux heures du matin, retour à la maison et traversée nocturne de Wellington. C'est là que les choses commencent à se gâter. La batterie de la voiture de Dave donne des signes de faiblesse et je suis obligé de couper les phares pour pouvoir continuer à rouler ! Au détour d'un virage, on tombe sur une voiture de police, tous gyrophares allumés. Fort heureusement, occupé à verbaliser quelqu'un sur le bord de la route, le policier ne me voit pas remettre mes phares, le dépasser et éteindre de nouveau une fois hors de vue !!!

Le lendemain matin, pas moyen de démarrer ! C'est ma voisine qui finit par m'emmener au boulot (Merci Victoria !). J'appelle Dave pour lui expliquer et nous passons la matinée à faire des allers-retours pour dépanner sa voiture devant ma maison et la mienne sur le toit du parking.

On n'en revient toujours pas de la gentillesse de ce monsieur que je ne voyais que 20 secondes par semaine, lorsqu'il était de service quand je quittais son parking.

On l'a donc invité à venir passer une soirée avec nous et on a découvert ce qu'on soupçonnait déjà : un homme avec un coeur grand comme ça et une vie remplie d'aventures, de galère et de bonheurs, de prospérité et de pauvreté (Dave a dormi pendant 9 mois dans cette fameuse voiture qu'il nous a si gentiment prêtée). Il garde une philosophie de vie tout-à-fait originale, pleine de bon sens... Sa seule richesse : les bijoux qu'il porte autour de son cou , de ses poignets et de ses doigts : de l'or massif et des diamants. Ca lui sert à la fois d'assurance-maladie, d'assurance-vie et de pécule pour que sa famille n'ait rien à débourser le jour où il mourra !!! C'est pas beau ça ?

Merci Dave, merci du fond du coeur !
9/10/2007

All Blacks Junior - Suite

Lundi 10 septembre 2007, journée d'intense émotion...

Ce soir, il y avait remise des récompenses à Wellington Ouest. Plus de 500 personnes rassemblées, tout le staff du Club, des parents, plein d'enfants, un joyeux brouhaha... Petit quiz avec les enfants, présentation des résultats financiers de l'année, exposé sur les objectifs à venir et enfin : la remise des récompenses.

Allez, devinez...

Yann a été élu "Most Valuable Player of the year", meilleur joueur de l'année ! Et son premier trophée lui a été remis par Alama Ieremia qui a joué 40 fois avec les All Blacks de 1994 à 2000... C'est pas beau ça ?

Dans la saison, son équipe a totalisé 189 essais, dont  la moitié marqués par "The Flying Frenchman", comme on appelle Yann dans le coin !

Pour lui, c'est un peu le rêve. Il y a 2 semaines, il a pu passer un moment avec Ma'a Nonu qui est son All Black préféré.

L'entraîneur de Yann lui a dit ce soir : "Je te prédis beaucoup d'autres séances de photos dans ta carrière".

Jetez un coup d'oeil à la section "Albums" de ce blog.
9/6/2007

All Blacks Junior

La saison de rugby vient de se terminer pour Yann. Elle a duré de début avril à début septembre, en plein hiver néo-zélandais. Bilan pour son équipe des "Cougars" : 12 victoires, 2 défaites, 1 match nul et 189 essais, ce qui est excellent, voire même exceptionnel... En gros, la moitié de ces essais a été marquée par Yann.

Lorsque nous lui avons proposé de l'inscrire à Wellington West, on a eu droit à tout un tas d'arguments pour ne pas y aller : "J'aime pas le rugby, c'est pas bien, le foot c'est mieux, je vais pas savoir faire, je vais me faire mal, je veux pas y aller"......... la liste est longue...

Mais c'était oublier qu'on était en Nouvelle-Zélande, le pays du Seigneur des Anneaux, là ou tout est possible, même l'impossible !

Dès les premières minutes du premier entraînement, la magie a opéré; c'est un Yann inconnu qu'on découvrait : attentif, présent sur le terrain, l'oeil partout, rapide, bref, passionné d'un seul coup !

Et au fil des semaines, nous sommes allés de surprise en surprise et Yann a ramené des tonnes de récompenses : "Best player of the day", "Most commited player of the day"; jusqu'aux équipes adverses qui lui remettaient la récompense de "Best opposition player". Certains entraîneurs ont même essayé de le récupérer. Mais Yann est resté fidèle à son club et à ses co-équipiers.

Il a gagné son nom de guerre : "The Flying Frenchman", le Français Volant... On l'appelle parfois "le petit Joe Rococoko", en référence à l'un des joueurs de l'équipe nationale. Pas les Bleus, non... Notre équipe nationale à nous : les All Blacks !

Plus tard dans la saison, on a regroupé les meilleurs joueurs de Wellington West pour les intégrer dans une "Rep Team", équipe qui joue en extérieur. Yann était l'un des piliers de ces "Rep Roosters" qui ont porté les couleurs de Wellington dans les provinces néo-zélandaises.

Nous sommes de plus en plus sollicités par des entraîneurs, des spectateurs, des parents de joueurs qui viennent nous voir pendant ou après les matchs. Le talent de Yann nous dépasse et on nous parle déjà de son avenir sportif et des All Blacks. Mais on n'en est pas encore là !

Le 10 septembre, c'est la soirée des récompenses. Rendez-vous juste après pour les résultats...
8/4/2007

Le fermier, le poney de berger carnivore et nous !

Il y a quelques semaines de celà, nous avions décidé de partir explorer la région de la Whanganui River (prononcer Fanganui), à environ 200 kms au nord-ouest de Wellington. N'ayant pas réservé de chambres à l'avance, nous appelons successivement tous les Bed and Breakfast que nous avions repérés dans nos guides... Rien à faire, tout est complet partout... Qu'à cela ne tienne, nous continuons notre route en nous disant qu'on verra bien sur place !

Petite pause-café dans une église transformée en café-magasindesouvenirs-restaurant. Super mignon, décoré et restauré avec goût, l'endroit est agréable. Ca sentait tellement bon dans la cuisine qu'on a craqué pour de solides petit-déjeuners à la kiwi avec oeufs, bacon, tomates et autres réserves d'énergie !

Entre Sanson et Bulls, sur la State Highway 3, nous faisons une deuxième halte pour visiter en vitesse le Musée de la NZRAF, l'armée de l'air du pays. Petit musée, mais intéressant; Yann et Jean-Louis étaient dans leur domaine !!!

En remontant plus loin vers le nord, nous arrivons à Wanganui (cette fois, on prononce Vanganui !), petite ville traversée par la Whanganui River qui se jette à cet endroit-là dans la mer de Tasman. La différence d'orthographe entre le nom de la ville et celui de la rivière vient certainement d'une erreur de traduction du maori en pakeha.

Après avoir grimpé une diabolique colline qui vous coupe les pattes, nous avons gravi les escaliers de la Memorial Tower, haute de 33 mètres. Celle-ci surplombe Wanganui et le panorama y est superbe.

En fin d'après-midi, nous nous sommes remis en route en quittant Wanganui par la route n°4, bifurquant dans les gorges de la Whanganui River. La nuit commençait à tomber, nous nous sommes donc mis à la recherche d'un endroit où dormir. Nous passons Parikino et Atene Pa. Malheureusement, le Bed and Breakfast qu'on avait sélectionné vers Koriniti Pa était vide; personne à la maison... On attend une demi-heure. Rien. En désespoir de cause, on décide de repartir vers la ville quand on rencontre sur le bord de la route un paysan.

Il nous dit que si on veut, il peut nous héberger à la bonne franquette dans sa ferme. La bonne aubaine ! Ce pays est vraiment béni ! C'est incroyable, ici, les gens vous accueillent sans se poser de questions. On s'installe donc à 5 dans le salon de la ferme de Kevin Marshal, sur des matelas ou directement sur le sol. Kevin met du bois dans la cheminée et nous demande si on sait faire la cuisine. La réponse étant "Oui !", il disparaît et revient quelques minutes plus tard avec la moitié d'un agneau. Kevin élève entre autres activités des moutons.

On rapporte de la voiture les quelques fruits et légumes achetés sur le bord de la route et tout le monde participe à la popote. On n'a jamais mangé d'agneau aussi bon que celui-là ! Kevin nous sort une glace de son congélateur, un petit café pour se réchauffer et hop! On s'enroule dans les duvets et les couvertures, alignés comme des sardines dans le salon, avec la douce chaleur du feu de bois. On était élégants, engoncés dans nos polaires et la tête sous le bonnet !

Au petit matin, pas de Kevin dans la maison. On explore donc la ferme et on admire le brouillard se lever sur la Whanganui River qui coule en contrebas de la ferme. Un peu plus tard, Kevin arrive avec son pick-up auquel est attelée une remorque remplie de moutons bien dodus. Il est accueilli par un de ses 6 ou 7 chiens et par un poney surgi de nulle part qui vient renifler les moutons qui sautent de la remorque! Quelle n'est pas notre surprise de voir le poney se comporter comme un chien de berger, forçant les moutons à aller dans un champ proche de la ferme. Il galope d'un côté, de l'autre, et pince de temps en temps l'arrière-train d'un mouton un peu plus lent que les autres... Kevin fait quelques aller-retours et débarque à chaque fois une vingtaine de pelotes de laine sur pattes que le poney mordille joyeusement. Il faut le voir pour le croire !

Le temps est malheureusement venu de nous séparer de Kevin et son poney de berger pour continuer notre route. On ne repart pas les mains vides... On a bien du mal à caser dans le 4x4 tout ce qu'il nous donne : un agneau, des oranges, des figues et tout un tas de bonnes choses à manger. Sans doute avait-il peur qu'on meure de faim en chemin !

On s'arrête 2 minutes plus tard pour visiter le Marae du village (maison commune où se rassemblent les Maoris) et l'église attenante au Marae. Là, on a l'occasion d'admirer l'architecture et les sculptures qui ornent les bâtiments.

Longeant la magnifique rivière sur une route tantôt bitumée, tantôt en gravier ou roulant sur des pistes parfois étroites et boueuses, nous traversons les villages de Matahiwi, Ranana,  Jerusalem (!) et London (!!); à Pipiriki, nous faisons une courte pause "chocolat chaud aux marshmallows" pour continuer sur Mangaeturoa et enfin reprendre la route n°4 vers le sud-est à la hauteur de Tohunga Junction. Sur cette portion, nous longeons le versant sud du Mont Ruapehu, volcan actif haut de 2797 mètres, situé au milieu du Tongariro National Park.

Sur le bord de la route, trois maoris nous font signe; on s'arrête, tout le monde débarque du 4x4 et nous voilà une fois de plus magnifiquement accueillis. Sans façon, on nous propose des steaks de cerf cuits au barbecue et des saucisses. La conversation s'engage avec ces éleveurs au coeur d'or. Ils nous proposent de revenir chez eux quand on voudra; ils se chargeront de nous emmener découvrir leur région en quad. Derrière le baraquement où nous nous trouvons, il y a le golf du coin, utilisé principalement par les fermiers des environs. Il y a des golfs partout dans ce pays et ça ne coûte rien. Ceux qui jouent ici ont des vestes de gauchos en cuir et des bottes de caoutchouc crottées, mais ils ont leur sac de clubs accroché à l'épaule !!!

De retour à Wellington, nous n'avons pas cessé de reparler du poney de berger carnivore fou et de la gentillesse de Kevin, notre hôte du week-end.